XAVIER TISSOT
BOURDICHOU
11400  Fonters-du-Razès
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L’histoire de la chèvrerie dans l'Aude

En 1596, la ferme appartient à "Mestre Bardichon, conseiller - juge, magistrat en la maréchaussée et juge présidial de Carcassonne". Cette métairie est une des plus importantes de Fonters du Razès. Elle est estimée en tout à 27 livres, 9 sols et 8 deniers et elle n'est dépassée en valeur que par une seule propriété qui est estimée 28 livres, 3 sols et 8 deniers et appartient à noble de Berrabé. Elle contient au total une soixantaine d'hectares. Ces terres comprennent des terres labourées, des terres en jachère et des terres incultes. Il faut y ajouter des pâturages, des bois et une vigne de 30 ares. Comme bétail, il est mentionné sans autres précisions des bœufs et des vaches, des chevaux et juments, des ânes et ânesses, des moutons et brebis. L'élevage s'associait étroitement aux cultures et la fréquence des terres en jachère permet d'inférer que l'assolement biennal était pratiqué à cette époque.

En 1858, la métairie et ses dépendances ont une surface de 110 ha 50, c'est à dire à peu près la même surface qu'actuellement. Elle comprend, comme en 1596, des terres labourables, des bois, des vignes, des jardins, des prés et des bâtiments d'habitation et d'exploitation avec sol pour le dépiquage et creux à fumier.



A partir de 1905, le propriétaire des lieux fait faire les plus gros progrès à l'exploitation.
Pour préserver l’intégrité de la ferme, il doit verser des compensations à ses frères et sœurs, auxquelles s’ajoutent une rente annuelle importante : 12 douzaines d’œufs, 36 volailles, 2 kg de lard, 1 kg de jambon, 2 kg de saucisson, 1 pot de 5 à 10 kilogrammes de confit d'oie ou de canard, le bois de chauffage, etc. La description de l'exploitation à cette époque ne fait ressortir aucune différence sensible par rapport à 1858 et aujourd'hui. Sur environ 100 ha, elle comprend, avec les bâtiments, 2 paires de bœufs, un troupeau de 40 brebis, 1 bélier et le matériel : 2 charrettes, 1 herse, 1 rouleau en pierre, 2 charrues en fer, 2 araires, 2 houes, 2 pelles bêches etc.

En 1999, la famille actuelle fait l’acquisition de la campagne qui s’étend sur 102 ha, dont 50 ha de terres labourables, 20 ha de bois composés en majorité de chênes et de merisiers et 30 ha de parcours pour le troupeau de chèvres.

La ferme de Bourdichou a subi depuis le XVIème siècle bien peu de vicissitudes.
Elle a déjà pris corps à ce moment et, en I858, elle a acquis son importance actuelle. Elle n'a été affectée qu'une seule fois par les partages, encore que temporairement. L'unité de l'exploitation a été sauvegardée par toutes les générations.

“ L’avenir, tu n’as pas à le prévoir, mais tu as à le permettre”(St Exupéry)